Les débuts du théâtre romain

Les premiers temps du théâtre romain

Le théâtre va peu à peu s’insérer dans les grandes fêtes de la cité, tout en gardant son statut de rituel religieux. L’activité théâtrale, liée au culte de Dionysos, exerçait une telle emprise sur les esprits, que l’on plaçait dans les tombes des vases sur lesquels on avait peint des scènes de tragédie ou de comédie, ou encore des masques théâtraux. L’influence du théâtre ne cessera plus de croître :

  • 55 jours de jeux scéniques sont enregistrés sous la République, sur 77 jours officiels.
  • 101 jours de jeux scéniques sont dénombrés sous l’Empire, sur environ 175 jours officiels.

Le théâtre, à l’image du cirque et de l’arène, est le lieu des foules, le cœur vivant des villes romaines. Dans ces lieux de spectacle se perpétuent la grandeur, l’histoire, les valeurs et l’identité romaine, pour un peuple de plus en plus nombreux et diversifié.

Au cours du IIIème siècle, Rome, pour acquérir le rang de grande cité à l’image des royaumes hellénistiques, se dote et renforce tout un arsenal guerrier mais aussi rituel, dont les ludi font partie. A partir de là, les jeux continueront à garder tout leur sens rituel et participeront à la diffusion dans le monde de la grandeur de Rome. Tous les témoignages, tous les documents concourent à prouver cette position cardinale des spectacles et par conséquent du théâtre. Mais nous devons être prudents dans notre analyse du phénomène, autant pour le théâtre que pour les autres spectacles. En effet, la conception romaine du théâtre était très éloignée de la nôtre, attachant plus d’importance à la musique et à la mise en scène qu’au texte lui-même. Rome nous fait découvrir une civilisation où la perception théâtrale ne se limite pas à l’espace scénique, tout peut y être théâtre, parce que le théâtre n’est pas la représentation du réel, mais un regard différent posé sur la réalité qui se déréalise. Tout peut être théâtre, à commencer par la politique où le «costume» offre aux yeux de tous la représentation des clivages entre les citoyens.

  • Le censeur porte la toge pourpre.
  • Les consuls et magistrats supérieurs portent la toge bordée du laticlave : large bande pourpre. De plus, ils sont entourés des licteurs portant les faisceaux.
  • Les chevaliers portent l’angusticlave : la bande pourpre étroite.
  • Les hommes libres portent la toge.
  • Les candidats aux élections blanchissent leur toge à la craie pour faire plus riches.
  • Etc;

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