Conclusions

Les premiers résultats de l’expérimentation menée sur 18 mois sont prometteurs et nous permettent d’envisager les phases suivantes. Malgré cela la problématique principale du coût des recherches reste à résoudre. En effet les premiers boucliers malgré une fabrication solide n’ont pas résisté à cette première phase expérimentale. Néanmoins, nous pouvons affirmer que ce bouclier n’est pas une simple arme de plus, mis en jeu dans le règlement judiciaire d’un conflit. Il nous est apparu comme une arme de transition, sous influence technique de deux époques le moyen-âge et la renaissance. Cette arme associe les gestes techniques propres aux armes médiévales: épées à deux mains, épée à une main et bouclier, mais aussi les choix tactiques de la renaissance avec des techniques d’estoques pures et la volonté d’aller piquer l’adversaire le plus loin possible. Nous devons commencer une deuxième période de travail, afin de pouvoir renforcer nos acquis et présenter avec plus de certitudes les premiers résultats. La fabrication d’une troisième génération de boucliers plus légers va aussi permettre de dynamiser la gestuelle de nos combattants. Mais la problématique de la protection des expérimentateurs se pose aujourd’hui: si l’on s’en réfère aux manuscrits médiévaux, les duels judiciaires, de par leur statut, ont pour vocation de se terminer par la mort d’un des deux combattants ou par des blessures graves. Ce qui explique l’absence de protection des combattants sur la plupart des iconographies. De notre côté, et tant qu’expérimentateurs du XXIème siècle, nous nous trouvons confrontés à des problèmes de sécurité. Nous ne pouvons pas continuer nos tests dans les tenues historiques, qui ne protègent pas le combattant. Nous devons envisager de protéger au moins la tête des expérimentateurs par un casque.

Autant de problématiques qui peuvent freiner le travail de recherche expérimental.

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